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Récap outils IA — semaine du 21 au 25 septembre

GPT-6 Sol et Luna moins chers, Opus 5.5 plus efficace, Copilot et Gemini plus agentiques, Runway dans les workflows : l’IA passe de la génération à l’action.

Lenharth Systems · illustration
Lenharth Systems · illustration · CC0 1.0

Cette semaine, les annonces les plus importantes ne tiennent pas à une démonstration spectaculaire en image ou en vidéo. Deux mouvements plus profonds se dessinent : les modèles de pointe deviennent moins coûteux et les assistants commencent à agir directement dans les logiciels. OpenAI et Anthropic se battent sur le rapport performance-prix, tandis que Microsoft, Google et Runway rapprochent les agents des workflows quotidiens.

OpenAI décline GPT-6 en versions plus accessibles

OpenAI a présenté GPT-6 Sol et GPT-6 Luna le 22 septembre. Les deux modèles reprennent une partie des méthodes et des avancées introduites avec GPT-6 Astra, mais visent des usages plus fréquents et des budgets plus serrés.

Le prix constitue l’annonce centrale. Dans l’API, GPT-6 Sol est facturé 2 dollars par million de jetons en entrée et 10 dollars en sortie. GPT-6 Luna descend à 0,10 dollar en entrée et 0,50 dollar en sortie. OpenAI présente ces tarifs comme une baisse de 50 % par rapport aux prix promotionnels de leurs équivalents GPT-5.6.

Sol et Luna sont disponibles dans l’API, Codex et ChatGPT Work pour les abonnements éligibles. Le déploiement est progressif et OpenAI précise qu’ils ne sont pas encore proposés dans le chat ChatGPT standard. Luna doit aussi arriver dans l’application de bureau pour les offres gratuites et Go.

Au-delà des tarifs unitaires, OpenAI insiste sur l’amélioration du cache, importante pour les agents et les longues conversations : réutiliser un contexte déjà traité évite de repayer son calcul à chaque étape. Les benchmarks publiés par OpenAI restent des résultats fournis par l’entreprise. Ils devront être confrontés à des tâches réelles, mais le signal économique est clair : la puissance d’Astra sert de référence, tandis que Sol et Luna cherchent à rendre une partie de cette génération exploitable à grande échelle.

Claude Opus 5.5 mise sur l’efficacité agentique

Le même jour, Anthropic a lancé Claude Opus 5.5, son nouveau modèle haut de gamme pour le code, l’usage de l’ordinateur et le travail agentique de longue durée.

Son prix facial baisse de 20 % par rapport à Opus 5 : 4 dollars par million de jetons en entrée et 20 dollars en sortie. Anthropic estime cependant le coût complet d’une tâche typique inférieur d’environ 40 %, car Opus 5.5 consommerait moins de jetons. Les lectures de cache sont, elles, annoncées 60 % moins chères.

L’intérêt pratique est simple : un agent ne fait pas toujours un seul appel au modèle. Il explore des fichiers, utilise des outils, vérifie son travail et recommence. Quelques centimes économisés à chaque étape peuvent devenir significatifs sur une longue mission ou sur des milliers d’exécutions. Anthropic revendique aussi de meilleures performances, mais reconnaît que les faibles écarts entre benchmarks traduisent de moins en moins fidèlement les différences observées au travail.

La concurrence entre OpenAI et Anthropic se déplace donc vers une mesure plus utile : combien coûte une tâche correctement terminée, et pas seulement combien de points gagne un modèle sur un classement ?

Microsoft veut faire de Copilot le lieu où le travail se déroule

Microsoft a annoncé le 25 septembre une refonte de Copilot qui rapproche l’application d’un guichet unique pour le travail. Word, Excel et PowerPoint doivent être intégrés directement dans l’expérience : l’utilisateur pourra produire et modifier des documents sans quitter Copilot.

Une nouvelle fonction, Code, permettra de créer des applications, des tableaux de bord et d’autres logiciels à partir d’instructions en langage naturel. Elle s’appuie sur la technologie de GitHub Copilot et doit d’abord arriver en accès anticipé à la fin du mois.

Le changement le plus agentique concerne Autopilot, évolution de l’agent Scout dévoilé en juin. Présenté comme un collègue numérique toujours actif, il disposera de sa propre identité dans l’annuaire de l’entreprise et de permissions contrôlables. L’objectif est de lui confier des tâches qui se poursuivent dans le temps, plutôt que de lui demander une réponse ponctuelle.

Le produit reste toutefois en préversion privée. Les questions de sécurité, de conformité, de coûts et de droits d’accès ne disparaissent pas avec l’interface unifiée. Elles deviennent au contraire la condition de son adoption en entreprise.

Google installe Gemini au niveau du PC

Google a ouvert le 21 septembre les précommandes du Googlebook, une nouvelle famille de portables construite sur les fondations d’Android et de ChromeOS. Les premières machines, fabriquées notamment par Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo, commencent à 899 dollars. Leur commercialisation est annoncée pour les 4 et 5 octobre selon les pays, dont la France.

L’intérêt n’est pas seulement matériel. Gemini est intégré directement dans l’environnement du PC :

  • Magic Pointer fait apparaître Gemini sur le contenu affiché à l’écran. Il peut, par exemple, transformer un programme visible sur une page en événements de calendrier, analyser un courriel suspect ou combiner des images sélectionnées.
  • Rambler transforme une dictée libre, avec hésitations et changements de langue, en notes structurées, listes d’actions et texte prêt à partager.
  • Create My Widget génère un widget à partir d’une simple description.
  • Gemini Spark peut continuer certaines tâches complexes en arrière-plan, même lorsque l’ordinateur est refermé.

Google précise que Magic Pointer ne s’active que sur demande et peut être désactivé. C’est un détail essentiel : un assistant capable de comprendre l’écran et d’agir sur les applications a besoin de limites visibles. Les promesses devront aussi être jugées sur l’autonomie réelle, la fiabilité et la gestion des données, pas seulement sur la fluidité des démonstrations.

Runway entre dans les outils de création et dans les workflows d’agents

Runway a lancé le 23 septembre un module pour DaVinci Resolve Studio. Il permet de générer ou de restyliser une séquence, puis d’insérer directement le résultat dans la bibliothèque de médias et sur la timeline. L’utilisateur n’a plus à exporter sa vidéo, passer par un navigateur, télécharger le résultat puis le réimporter.

En parallèle, le connecteur MCP de Runway permet à des agents compatibles — notamment Claude, ChatGPT, Cursor et Replit — d’appeler ses modèles d’image et de vidéo. Dans Cursor, on peut installer Runway comme plugin ou déclarer son serveur MCP, puis laisser l’agent choisir un modèle ou en imposer un. Les générations utilisent les crédits du compte Runway et nécessitent toujours une autorisation de connexion.

Les Brand Kits peuvent aussi fournir aux agents Runway des logos, produits et références de style sans les téléverser à chaque session. Leur disponibilité dépend du plan et des droits de l’espace de travail ; il faut donc vérifier ce que le connecteur expose avant d’automatiser une production complète.

Cette évolution compte davantage qu’une nouvelle fonction isolée. Runway devient une capacité appelable depuis un montage ou un workflow logiciel. La génération n’est plus nécessairement une destination : elle devient une étape parmi d’autres.

Adobe finalise le rachat de Topaz Labs

Adobe a annoncé le 23 septembre avoir finalisé l’acquisition de Topaz Labs, spécialiste de l’amélioration, de la restauration et de l’agrandissement d’images et de vidéos par IA. Le montant de l’opération n’a pas été communiqué.

Les technologies de Topaz sont déjà disponibles dans Firefly et Photoshop pour améliorer et agrandir des contenus. Adobe prévoit de les intégrer plus largement aux workflows Creative Cloud, notamment pour restaurer des archives, améliorer des prises de vue en basse lumière ou préparer des vidéos pour des écrans de plus haute résolution.

Topaz Labs doit conserver sa marque et ses applications autonomes. Le rachat ne signifie donc pas leur disparition immédiate dans Creative Cloud. Il montre plutôt la volonté d’Adobe de réunir génération et finition professionnelle dans le même écosystème.

Le signal de la semaine : les modèles baissent de prix, les outils apprennent à agir

Il n’y a pas eu cette semaine de rupture visuelle comparable aux grandes annonces qui ont marqué la génération d’images et de vidéos. Mais le changement est peut-être plus important pour les usages professionnels.

D’un côté, OpenAI et Anthropic réduisent le coût d’exécution. C’est indispensable pour faire tourner des agents longtemps et en volume. De l’autre, Copilot, Gemini et Runway cessent progressivement d’être de simples boîtes de dialogue : ils écrivent dans les documents, manipulent ce qui apparaît à l’écran, travaillent en arrière-plan ou appellent directement des outils de création.

On passe ainsi de l’IA qui génère un résultat à l’IA qui intervient dans une chaîne de travail. La prochaine bataille ne portera pas seulement sur la qualité d’une réponse ou d’une image. Elle portera sur la capacité à terminer une mission, au bon coût, avec des permissions compréhensibles et une validation humaine là où elle reste nécessaire.

*Informations et disponibilités consultées le 25 septembre 2026. Les performances annoncées par les fournisseurs reposent en partie sur leurs propres évaluations.*

Sources & prolongements

OpenAI — GPT-6 Sol et Luna, 22 septembre 2026 ↗Anthropic — Claude Opus 5.5, 22 septembre 2026 ↗Microsoft — capacités agentiques de Copilot dans Word, Excel et PowerPoint ↗Reuters — refonte de Copilot, Code et Autopilot, 25 septembre 2026 ↗Google — intelligence intégrée du Googlebook, 21 septembre 2026 ↗Google — précommandes et disponibilité du Googlebook, 21 septembre 2026 ↗Runway — intégration à DaVinci Resolve, 23 septembre 2026 ↗Runway — documentation du connecteur MCP ↗Runway — Brand Kits pour les entreprises ↗Adobe — finalisation du rachat de Topaz Labs, 23 septembre 2026 ↗Visuel : Lenharth Systems · illustration (recadrage) ↗Licence du visuel : CC0 1.0 ↗

Texte préparé avec l’aide de l’IA. Les références permettent de retrouver les éléments factuels ; les exemples et les pistes de travail sont des propositions éditoriales.

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